The Kinks Live At Kelvin Hall ( 1967 & 1968 )

Publié le par Dimitri Dequidt

Introduction

the kinks live at kelvin hall front cover
Qui dit groupe dit albums, mais aussi concerts, et les Kinks ne pouvaient manquer de sortir l’un des leurs durant leur période dorée. The Kinks Live At The Kelvin Hall ( à ne pas confondre avec Royal Albert Hall ) est celui-ci. Il a pour particularité d’être le seul album live officiel à être sorti sur la période consacrée ici ( 1964 / 1975 ).

Vous me croirez si vous voulez, je n’avais pas particulièrement l’intention de le chroniquer jusqu’à ce que je mette la main dessus par le plus grand des hasards, et chez mes beaux parents, où c’était le seul disque de notre groupe fétiche….Certains commencent par Everybody’s In Showbiz et n’ont rien d’autre à se mettre sous la dent ( suivez mon regard puis regardez moi ) ; d’autres par celui-ci ? Et pourquoi pas ?…

Oui, mais pourquoi, répondrez-vous en chœur en lisant ma chronique…

( ne manquez pas de lire la traduction ci-dessous, elle n’est pas sans offrir quelques détails croustillants que je ne veux pas répéter ailleurs )

Traduction du Booklet


Mars 1967 : Waterloo Sunset est enregistrée et prête à sortir ; Dead End Street, ce mémento doux amer de la vie prolétaire, vient tout juste de glisser en dehors des charts. Les Kinks sont passés d'un R&B londonien rauque à leurs incomparables chroniques des petites agonies et des petites extases qui font le quotidien de l'existence. Poétiques et précis, leurs disques sont des marques de fabrique de la pop des années 60.
Et pendant ce temps, la vie autour d’eux poursuit son cours. Que vous fussiez poète ou artisan, vos options sur la scène pop de 1967 étaient extrêmement limitées. A moins d'être les Beatles, qui n'avaient pas encore osé officialiser leur décision d'abandonner les tournées, votre vie consistait en une boucle sans fin d'engagements publics. Les shows télé, les dates de studio, les interviews, les tournées, faisaient se fondre les semaines en un brouillard. "Nous étions arrivés au point où nous ne voulions plus vraiment travailler", se souvint Dave Davies, le guitariste des Kinks. "Ray était absorbé par l'écriture et la création, et quand nous faisions effectivement des apparitions live, elles n'étaient pas tellement répétées".
Moitié showman, moitié reclus, Ray Davies semble avoir adopté une attitude ambigüe envers les engagements de tournée du groupe. Dans X-Ray, sa si évocatrice biographie fictionnelle, le narrateur revient tendrement sur la vitrine de son passé : "Le public nous acclame, des adolescentes hurlent et je me révère devant leurs applaudissement (…). Il y a du bruit, du bruit… tellement de bruit et d’adrénaline (…) Quel fantastique endroit où se trouver. Je suis sur la scène, sous les projecteurs, et tout le monde m’aime".
Quand le bruit et l’adrénaline ont reflué, Davies s’est abandonné à des sentiments tout à fait différents. "J’étais un zombie" dit-il en se remémorant la quantité de travail exaspérante des Kinks au milieu des années 60. "J’étais toujours parti depuis la toute première fois que nous l’avons fait, et je perdais complètement la tête".

Toute cette passion à double tranchant, l’exultation comme la folie qui transitait des interprètes au public a été immortalisée sur cet album. Celui-ci a été enregistré à un moment où les Kinks se sont révélés comme étant les artisans les plus subtiles de la pop – ce que vous ne déduiriez pas de la sauvagerie avec laquelle ils ont lancé leurs hits hard rock et quelques reprises bien choisies.
La subtilité n’était pas possible sous les conditions de l’époque en 1967. "Il faut que vous sachiez que pendant deux ou trois ans, je ne me suis jamais entendu jouer", a expliqué Ray Davies. "Il n’y avait pas de retour, et avec le public, ça ne formait qu’un mur de son".

C'est exactement ce qu'a immortalisé The Kinks Live At The Kelvin Hall. Un document vérité audio d'une nuit sur les routes - à Glasgow, plus précisément, bien que c’eût pu se passer à Manchester ou Southend - (...) qui confond les instruments, les voix et l’incessant rugissement d’adolescentes libidineuses en un barrage de son écrasant. En tant que tel, ce disque est la quintessence de la scène pop des années 60. Contrairement aux Stones, qui avaient retouché leur live de 1966 en studio, ou aux Beatles, qui avaient George Martin consacrant des mois à créer leur live par la ruse technologique, les Kinks ont simplement laissé les micros recueillir ce qu’il se passait. Plus qu’aucun autre album de cet époque, il immortalise l’expérience produite lorsqu’on était entrainé au milieu de l’explosion pop – la transpiration, les cris, le véritable volume du bruit.
"Je pense que c'était un bon exemple de ce à quoi ressemblait alors un concert rock", a admit Ray. "Je pense que ça pourrait avoir une valeur historique". Mais il s'agit de davantage que du documentaire d'une époque qui ne pourra jamais se répéter.  Kelvin Hall rappelle que les Kinks étaient en live un groupe saisissant, féroce et toujours enjoué. En 1967 déjà, Ray Davies encourageait le public à prendre la relève sur des chansons comme Sunny Afternoon, leur récent numéro 1, qui a été repris en chœur massivement par le public de Glasgow. Une minute, les rangs massés de filles chantent la gentille satire anglaise : la suivante, elles chancèlent sous l’assaut du magnifique medley rock’n’roll, articulé autour du matériel cru d’un vieux morceau de blues, Milk Cow Blues.
 Pye, la maison de disque des Kinks, n’avait clairement aucune idée de ce qu’on leur avait donné. Leur inattention à l’égard des détails les a même poussés jusqu’à manquer d’identifier la tempête d’ouverture Til The End Of The Day, qu’ils ont nommée All Day And All Of The Night. Ce n’était que de la pop, après tout. Loin d’achalander rapidement les boutiques, ils ont laissé le disque échouer sur le marché en Janvier 1968, période à laquelle il portait moins de ressemblance encore avec les activités d’alors des Kinks.

En dehors du temps, trois décennies plus tard [ nddd : plus de quatre, aujourd’hui…], le Kelvin Hall rassemble toute une tradition des Kinks qui va de You Really Got Me à Til The End Of The Day, pour n’être ranimé qu’en 1970 dans une nouvelle forme, alors que le groupe commençait à jouer dans des stades à travers l’Amérique. Ils ont pu être des maîtres de l’art délicat, mais The Kinks Live At The Kelvin Hall prouve qu’ils étaient également un sacré groupe de rock’n’roll.

Peter Doggett.

Kinks at the kelvin hall image du milieu 1

Quelques dates et chiffres clés pour se repérer


1er avril 1967 :  enregistrement de l’album à Glasgow en Ecosse, sur le 4 pistes d’un kit d’enregistrement mobile de Pye. A noter, pour l’ironie, que les Beatles ne tournent eux plus depuis 1966, rompant avec un monde beatlesmaniaque pour joindre petit à petit un plus sophistiqué monde pepperesque.

16 Aout 1967 : sortie américaine de l’album par le label Reprise sous le titre The Live Kinks ( les différences de dénomination des produits Kinksiens entre Europe et Etats-Unis semblent naître finalement d’un désir de différencier coûte que coute public occidental et public américain tant cette fois n’y a aucune raison d’opérer le moindre changement au disque commercialisé…). L’album sort sous son titre courant dans la plupart des pays Européens sauf en Grande Bretagne ou sa sortie est décalée (…).

16 Novembre 1967 : annonce au public anglais de la sortie en Janvier d’un live des Kinks via communiqué de presse.

12 Janvier 1968 : sortie britannique de l’album par le label Pye sous le titre The Kinks Live At The Kelvin Hall.
Malgré la promotion publicitaire habituelle, les Kinks ne défendent pas leur poulain dans la presse, occupés qu’ils sont à mettre sur pied les différentes racines du – entre autres - futur Village Green. Le chroniqueur du NME, comme le feront tous les chroniqueurs du disque par la suite, note l’enthousiasme et la ferveur du public mais ne se voit pas décemment défendre un divertissement mettant en scène hurlements et bruits ( il semblerait, à ce propos, que c’eût été délibérément que Ray Davies eût consacré entièrement l’une des 4 pistes du kit d’enregistrement à l’immortalisation de sons d’ambiance, haut mixés…les auditeurs fâchés tiennent peut-être là leur coupable, un coupable auquel ils s’étaient peu habitués ! ).

L’album ne s’est pas classé aux USA et n’a atteint que la 162ème place des charts britanniques.

 L’album chanson par chanson

Kinks at the kelvin hall image du milieu 2

1) Til The End Of The Day


Après une attente assez longue et noire sous les seuls cris du publics, puis un bref salut mi-inintelligible de Ray Davies, une étincelle guitaristique et quelques notes bourdonnantes à la basse accueillent le chant charmeur quoique saturé du leader ainsi que le riff d’ouverture de Til The End Of The Day, étincelant mais plus rocailleux que d’ordinaire, qui s’arrache des feux des projecteurs et semble promettre une soirée non moins étincelante…on ne le sait pas encore, mais ce sera l’un des moments les plus enthousiasmants de la soirée. Chacun est à sa place, sa conviction en main, le morceau est assuré de main de maître par le groupe jusqu’au rush final. Un bon début !

2) A Well Respected Man…


…Mais il se fait tout de même siffler et hurler dessus par ce public hystérique, car un public hystérique ne fait pas de différence entre une chanson subtile et une chanson purement rock’n’roll. Soit. Ce qui est frappant, hormis l’interprétation impeccable du groupe quoique très cadrée justement, c’est qu’on ne saurait dire à quel point ce surnombre de sifflets par-delà même certains hurlements est ou non fervent, tant les réelles acclamations ne se soulèvent qu’en toute fin de chanson – et encore, ne saluerait-on pas là le départ d’un invité indésirable ? -…bref, de quoi poser question, même si j’élucubre probablement.

Cette version de la chanson devrait rester comme l’une des illustrations les plus frappantes du contraste pouvant exister entre ce qu’ont pu exprimer les Kinks et le statut auquel les médias et un certain type de public du début des années 60 ont pu les renvoyer. C’était avant d’être « tout à fait incompris » avec Village Green…

3) You’re Looking Fine


Les choses sérieuses reprennent, semblent dire le riff accrocheur de You’re Looking Fine, et les lèvres impassibles de Dave Davies au micro. L’interprétation ne diffère pas tellement de ce que l’on a pu entendre sur Face To Face, fraîchement sorti au moment de l’enregistrement, à l’exception d’une introduction rallongée et d’un solo remanié qui, comme les autres solos de ce disque, est assez sommaire – et avec un pareil chambardement, notre indulgence le comprend très bien…-.


4) Sunny Afternoon

 
En public, Sunny Afternoon paraît bien nue comparée à ce qu’on en connait en version studio, la descente légendaire n’étant, par exemple, pas effectuée au piano, mais à la guitare, ce qui confère à l’interprétation un côté râpeux.

Toutefois, c’est surtout l’émouvante reprise générale du refrain sur le final, alors que la chanson était encore toute fraîche dans la mémoire collective qui donne son cachet particulier à cet enregistrement-là…l’un des meilleurs moments du concert sans doute ( était-ce si difficile ? ) malgré quelques Happy Birthday égarés, plus prosaïques dans un tel contexte…

5) Dandy


La savoureuse chanson folk, ici étouffée par une guitare électrique en son clair et la basse bondissante de Peter Quaife, est expédiée à une vitesse telle que jamais l'on n’arrive vraiment ni à la saisir ni à la goûter…dommage. Et à l’image du live dans sa globalité, dont elle est le pire élément.

6) I’m On An Island


J’ai été surpris de voir celle-ci figurer sur la setlist…quelle a bien pu être la réception du public pour cette chanson désormais oubliée parmi les quelques petites perles cachées du répertoire des Kinks ? Une forme d’indifférence : des hurlements, comme partout ailleurs…C’était à penser. Le titre tempo semble ralenti par rapport à celui de l’album, et Ray en profiter pour étirer toute la nonchalance dont il est capable…

Sans les bruits parasites, cette version ne serait pas totalement inintéressante à titre de curiosité. Rien de folichon encore cependant.

7) Come On Now


On retrouve un Dave Davies rendu quasi inaudible sous le bruit redoublé et des instruments et du public, malgré ses cris raucks ( oui, je sais…). La version studio étant en elle même enregistrée suffisamment rapidement et de manière suffisamment rudimentaire…la plage Come On Now fait ici office de remplissage.

8) You Really Got Me


L’éternelle…
Rien de ce que vous n’ayez déjà entendu, sinon un intriguant et fort « bruit de bulle » qui se ballade au fil de la chanson et peut bien être dû au frottement du médiator contre les cordes de la guitare, ou des doigts contre les cordes de la basse…Ceci dit, l’interprétation est puissante et assurée, et certainement pas la pire.

9) Medley Milk Cow Blues Batman Theme Tired Of Waiting Milk Cow Blues


Quand les Kinks reprennent ce…titre ( à rallonge ! ), cela donne la plus longue piste du disque avec 8min55, ainsi qu’un faux semblant d’originalité sur ce qui ressemble à un vague terrain connu jusqu’alors.

L’entrain est palpable sur Milk Cow Blues et les Kinks nous emmènent là où il faut, ont le bon goût de ne pas s’éterniser en se faisant greffer dessus un Batman aussi classique dans leurs concerts qu’incongru à cette place, mais au moins ils s’amusent et c’est plaisant. Toutefois, le montage paraît un peu laborieux lorsqu’on revient à Milk Cow Blues…

Après quelques accords plaqués dans le public, et par le public surtout, Tired Of Waiting For You arrive comme un cheveu sur la soupe dans ce qui n’a plus alors de medley que le nom et, au bout de quelques minutes, on revient au Milk Cow Fil Conducteur Blues (…). Mouais, on a vu des soudures inspirant plus confiance…

Que dire alors ? Que cette piste est amusante. Si l’on aime les Medley Milk Cow Blues Batman Theme Tired Of Waiting Milk Cow Blues de près de 9 minutes…

...Et c'est déjà la fin du concert ! Batman n’a pas craqué son collant sur le final ; Ray Davies non plus. C’est déjà ça…

Différences MONO / STEREO ?


Litiges, vous avez dit litiges ?…bon, je n’irai pas jusque là, mais c’est un peu sous cet angle que se situent ici les véritables différences ou enjeux entre MONO et STEREO : Peter Doggett nous promet au nom du groupe, dans le livret, un live vraiment live, en quelque sorte, à l’intégrité historique intacte, mais ce n’est pas EXACTEMENT ce à quoi l’on a le droit. A bien y regarder, des éléments ont été réenregistrés, et c’est précisément à la lumière d’une comparaison MONO / STEREO que ceux-ci se révèlent. A la volée, on note par exemple que les solos de Til The End Of The Day diffèrent d’une version à l’autre, cohérent en MONO, dispersé en STEREO ; de même diffèrent les solos de You Really Got Me, clair et pas trop mal mené sur l’un, totalement inaudible sur l’autre, et c’est à chaque fois trop différent musicalement pour n’avoir pas requis de réenregistrement.

Pour le reste, gagne-t-on réellement aujourd’hui à ce que les 9 pistes MONO aient pour bonus et en file directe leurs 9 « équivalents » STEREO ?…
C’est justement là que le bât blesse : d’une part, parce que seule une écoute extrêmement attentive révélerait qu’effectivement, une petite différence de dispersion du son existe, hormis les détails pré-cités, entre les deux versions ( pour une version STEREO moins compacte, naturellement…) ; une écoute extrêmement attentive qu’il serait préférable de vivre au casque, c’est à dire en s’écorchant les oreilles avec les bruits de foules et autres parasites sonores…d’autre part, parce qu’on peut douter que qui que ce soit prenne plaisir à écouter à la suite ces deux versions proches d’un concert qui en soi, n’est déjà pas formidable…

A cette proposition d’écouter l’album soit en MONO soit en STEREO, il eût sans doute été préférable que l’on agrémente un peu la liste de chansons, qui paraît bien pauvre pour mériter une grande distribution ( bon, de toutes façons, cet album est quasi introuvable aujourd’hui en magasin…).

Appréciation de l’Album :

the kinks at kelvin hall back cover
The Kinks Live At The Kelvin Hall paraît presque être sorti pour forcer la comparaison Kinks / Beatles tant l’ambiance beatlesmaniaque de l’enregistrement dispense d’une écoute constante ( fatiguant pour les oreilles comme pour le système nerveux ) et tant elle nous rappelle le véritable lieu où les choses se sont passés pour ces groupes de génie : le studio.

Effectivement, les Kinks, comme les Beatles, bien qu’étant – contrairement à certaines prétentions – de très bons musiciens, ne se révèlent ici absolument pas en live où pour l’essentiel, ils jouent imparfaitement note pour note ce qu’ils avaient joué plus parfaitement en studio, tout en laissant peu de place à une improvisation qui, de toutes façons, n’est pas vraiment prise en compte par la structure des morceaux qui ne réclament souvent pas d’envolées particulières ; aussi, à des changements de tempo près, on croirait souvent entendre des chutes des versions studios sur lesquels on aurait apposé une bande d’acclamations et de sifflets continus. C’est aussi dû à la publicisation de l’époque qui préconisait les réinterprétations scéniques de ce que les gens écoutaient déjà chez eux sur leur 45T, mais aujourd’hui que les shows rock ont évolué et que quelques géants de l’improvisation sont passés par là, la plus-value – même historique - paraît minimale ( sans l’image, en tous cas…).

On apprécie seulement quelques rais de lumière ici et là, insuffisants, car l’album souffre décidément de la technologie de son époque, de ses conditions d’enregistrement et…semble-t-il, de son « parti pris historique », car un choix de mixage contestable, circonstance aggravante, semble s’être mêlé à ces doléances (!).

A ma question initiale, vous connaissez dorénavant la réponse : non, je ne pense pas vraiment que l’on puisse s’enamourer des Kinks à partir de cet album, malheureusement…que d’ailleurs je déconseillerais plutôt, sauf en brocante. Les autres écouteront ce que Jimmy Page avait appelé, en parlant du live The Song Remains The Same, premier live officiel publié par Led Zeppelin  : « pas une nuit mémorable, pas une nuit mauvaise non plus…mais une soirée banale ». Je cite de tête, mais ce n’est clairement pas l’album live à retenir, et si Led Zeppelin a pu en sortir de meilleurs par la suite, ce fut aussi le cas des Kinks comme de ses…ressortissants.

Pour qui souhaiterait entendre des versions live ou, tout au moins alternatives de ce qu’il connaît déjà au biais des albums, je ne pourrais que trop conseiller les BBC Sessions qui ont le mérite de proposer des versions des chansons au son clair, et parfois assez démarquées des originales ;  plus près de nous, c’est To The Bone que je lui conseillerais, véritable live testament du groupe sorti d’abord en 1994 et dans lequel on retrouve tout l’esprit des Kinks période 66 / 68…

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