Chronique Kinks : Percy ( 1971 )

Publié le par Dimitri Dequidt

Introduction


Parenthèse dans la carrière du groupe, album oublié de la période dorée, Percy est l’un de leurs efforts les plus Kinky par : ses petites extravagances ( qui d’autre que Ray Davies pour faire de l’un de ses hits une sorte de version karaoké autoparodique – et la publier ?! ) ; par sa malédiction ( comme d’habitude, le film disparaît dans les limbes et l’album le suit en mouton de panurge ), et enfin par l’ambivalence de son objectif ( est-ce un album à part entière ou juste la bande son d’un film bizarre ?)…

Présenté comme un fiasco par tous les gens qui ne l’ont jamais entendu, il regorge – lui aussi ! - d’innocentes petites chansons d’excellente facture. Si vous voulez bien me suivre, et commençons par le début…



Traduction du Booklet


Ça parlait d’une greffe de pénis. C’est là où la plupart des revues cinéma ont choisi d’en rester pour ignorer Percy, un film qui n’a pas seulement été taquiné par les ciseaux de la censure des lois britanniques en 1971, mais a aussi inspiré ( pour emprunter une phrase ) l’un des nombreux grands albums perdus ( Great Lost Albums ) des Kinks.

La première du film a eu lieu en Février 1971, et il a rodé dans les circuits pendant quelques semaines, pour bientôt épuiser sa notoriété puis se retirer dans l’obscurité de la télévision de fin de soirée. Il y a probablement une chaine satellite en Allemagne qui l’a en rediffusion permanente. Mais malgré son thème, Percy n’était pas une rivière torride de sexe explicite. Si je m’en souviens bien, il n’y a même pas de pénis réel dans le film, bien qu’il y en ait quelques artificiels.

Hywell Bennet a joué le rôle du receveur de greffe, qui s’organise ensuite pour découvrir l’identité du propriétaire original. C’était une variation sur le thème familier de l’enfant adopté à la recherche de ses origines. Les beautés continentales Elke Sommer et Britt Ekland l’aidaient à travers le livret d’instruction car il avait de la peine à faire fonctionner son nouvel appareil. Hugh Leonard a écrit le script, qui était adapté avec beaucoup d’esprit d’un roman légèrement plus sérieux de Raymond Hitchcock ( un nom étrangement approprié, étant donné les circonstances ). Raph Thomas dirigeait ; et la musique était composée par Raymond Douglas Davies.

Avec un album restant dans leurs obligations contractuelles envers Pye, les Kinks ont dûment délivré la bande son de Percy, quelques semaines seulement après avoir terminé le travail sur son prédécesseur, Lola Vs Powerman & the Money-Go-Round. Pye, sans enthousiasme, en ont extrait un single, mais ont consenti peu d’énergie à le promouvoir. Les ventes de l’albums furent un peu plus que tièdes, et un discret voile semble depuis avoir été levé, à jamais, autour du projet entier.

Ray Davies, cependant, reconnaissait la valeur de cet exercice singulier que de composer pour une commande. « J’ai passé tout mon temps avec un chronomètre », expliquait-il, « à faire correspondre la musique aux scènes du film. C’était réellement un bon entrainement. Je m’arrange pour que les choses fonctionnent. Chaque incident mène à autre chose ». Et la discipline de créer de la musique d’accompagnement pour Percy fut une précieuse formation pour ses futurs projets cinématiques et théâtraux. En fait, Davies a du recourir au procédé entier par deux fois : une première fois pour cet album ; et une deuxième fois pour la musique réellement entendue dans le film.

Ce qui n’est pas bien connu, c’est que la bande son Percy contient quelques une des compositions les plus touchantes et personnelles de Ray Davies. Les paroles introduisent des thèmes qui réapparaitront dans son œuvre pour les dix années à venir – la terreur de la technologie, la peur de la bureaucratie, la nostalgie d’un âge passé, la séduction menaçante des rencontres romantiques, le refuge de l’imaginaire dans un monde d’oppression. Musicalement, il s’agit du lien manquant entre Arthur et Preservation. C’est le prélude évident de Muswell Hillbillies, le chef d’œuvre qui inaugura le nouveau contrat des Kinks avec RCA. Et c’est là où l’on peut trouver Moments, une évocation presque insupportablement poignante de l’amour perdu, qui provoque autant de frissons que n’importe quel morceau dans le catalogue entier des Kinks.

Quand ses chansons leur furent présentées, les créateurs de Percy, Welbeck films, ont du réaliser que Davies avait été au delà de ses instructions. Chargé de concocter une chanson titre facétieuse qui convienne, Ray est revenu avec God’s Children, qui tranche immédiatement avec le thème du film. « We gotta go back the way the good Lord made us all » ( nous devons revenir à l’état dans lequel le Seigneur nous a tous conçus ) chantait-il, rejetant d’emblée le progrès scientifique ( les greffes de pénis incluses ).

The Way Love Used To Be se faisait l’écho de la nostalgie douce-amère de Moments, tandis que Dreams réclamait à grands cris une échappatoire : « Please don’t wake me from my dreams » ( s’il vous plaît ne me sortez pas de mes rêves ). Just Friends était presque Brechtien dans sa sexualité menaçante : Davies aurait difficilement pu s’écarter davantage de l’atmosphère très portée sur le sexe du film. Ensuite il y avait le funk satirique de Animals in The Zoo, le country de Willesden Green, la Middle-of-the road-rencontre-le-heavy-metal version de Lola – était-ce ce que le producteur Betty E.Box espérait (vraiment) ?

A une époque où la plupart des albums de bande originale, même par des Pop Stars, consistaient en une chanson thème et onze chansons oubliables, Percy était – pour reprendre les mots d’un album précédent des Kinks – autre chose ( Something Else ). Le film l’a été aussi, et s’est révélé suffisamment lucratif pour engendrer une suite, le progrès de Percy, en 1974. La tâche de la bande son a été léguée à Tony Macauley, tandis que Leigh Lawson a pris le contrôle du pénis de Hywell Bennett. Par la suite, Ray Davies s’est plongé dans de plus ambitieux projets tels que Preservation et Starmaker, dont aucun n’aurait été possible sans cette libération contrôlée imposé par ce projet des Kinks, étrange parmi les plus étranges.

Peter Doggett.

L’album chanson par chanson

1) God’s Children

16/20


Une bienveillante empathie enveloppe ce titre dès le couplet d’introduction : L’homme a créé les buildings qui accrochent le ciel, l’homme a créé les automobiles et a appris à conduire ; mais il n’a pas créé les fleurs et il n’a pas créé les arbres, et il ne t’a créé toi et il ne m’a pas créé moi, et il n’a aucun droit de faire de nous des machines. Il n’a pas le droit du tout, parce que nous sommes des enfants de dieu.

Une chanson dans la veine d’Apeman, cet hymne gentiment écologique en faveur d’un homme plus humain, c’est à dire aussi plus naturel ; mais sans le côté nerveux d’Apeman .

Douce sans être sirupeuse, pleine d’une humilité et d’une simplicité humaine rares, il s’agit d’un classique (?)…ou presque.

Ndmp : Bien sûr, ceux que la moindre référence divine rebute devront remplacer le mot dieu par le mot grand tout, origine ou chocolat. Il faut peut-être parfois savoir n’être pas qu’un Athée radical et mettre un peu de foi en quelque chose, surtout s’il s’agit de l’homme (…). J’avais personnellement un peu de mal à écouter cette chanson autrefois mais la crise est totalement consommée – et je ne suis même pas Athée, je me contente d’être mystique et de me taire.


2) Lola ( instrumental )

13/20


Imaginez une version Karaoké de la fameuse chanson Lola avec de l’orgue électronique pour supplanter le chant, une jolie intro groovy, et un final presque digne ( !) des cordes de A Day In A Life et vous vous ferez une idée de ce que l’on entend ici. ( Si vous ne vous faites aucune idée du résultat, contentez vous d’imaginer une sorte de version Lola au pays des cocotiers et des distorsions de guitare ).

Difficile de ne pas prendre cette piste ci pour une plaisanterie ; en tous les cas, c’est comme telle que je la prends : délicieusement crétine, bien que tout à fait dispensable.

3) The Way Love Used to Be

16/20


Curieuse invitation à l’isolement faite à un amour perdu pour évoquer le passé, il s’agit de l’une des meilleures pistes de l’album. Des plus intimistes. Des plus émouvantes.

Mais aussi des plus cinématographiques : le morceau, composé de 3 couplets d’un texte lancinant et naïvement poétique, et d’un pont instrumental, fait la part belle à l’instrumentation et aux cordes sans sombrer dans la mièvrerie.

Presque trop courte mais je chipote ; car elle est merveilleusement introduite et le coda n’est pas mal non plus. Tout y tient, et en 2 minutes 14.

4) Completely ( instrumental )

10/20


Vous aviez rêvé d’un instrumental blues des Kinks ? Les Kinks l’ont fait.

La chose est bluesy…au possible ( on échappe pas à l’harmonica – si si ça vient ça vient – ni au tada, tadam ; tada, tadam…). Elle est planante aussi, un peu trainante peut-être en tant que morceau d’un album - mais la rapidité n’est pas la règle dans ce style de musique où il faut savoir écouter les silences - , et sans doute suffisamment atmosphérique pour en faire un agréable instrumental de bande son. Allez patience, ça ne dure que 3 minutes 42.

Je vous mets en garde toutefois : à ne pas écouter trois fois de suite !

( Note : l'un des problèmes de cet album, c’est qu’on est trop souvent curieux de savoir de quelle chanson accoucherait chaque instrumental ).

5) Running Round Town ( instrumental )

13,5/20


Un court instrumental que celui là : 1 minute 06. Le temps d’apprécier le climat dynamique de la chanson, très Lola Vs Powerman & the Moneygoround, qui petit à petit s’endort paisiblement. Sûrement pas une piste désagréable. Kinksienne, mais sans génie (hé, elle ne dure qu’1 minute 06 ! ).

Ressemble à une chute des sessions de Animal in the Zoo ( supérieure, mais y a-t-il lieu de comparer ? ).

6) Moments

17/20


On nous rebat souvent les oreilles avec de faux chefs d’œuvre perdus des Kinks alors je vais m’y mettre aussi, moi : ce morceau là est un authentique chef d’œuvre perdu des Kinks…du moins, un très bon morceau, et très très méconnu ( donc vous grossissez un peu l’expression très bon morceau, vous vous figurez que tout ce qui est très très méconnu est perdu et vous obtenez un chef d’œuvre caché ). Il donnera également de bonnes pistes instrumentales en bonus : un chat ne fait pas un chien…

Etonnamment, et comme pour sa cousine The Way Love Used to Be, aux arrangements proches, celle-ci allie merveilleusement une certaine dimension cinématographique à une profondeur, une intimité de sentiment rarement apparente chez les Kinks, Ray semblant miraculeusement sortir d’une forme de réserve habituelle. Sa voix y croit : sa conviction est parfois bouleversante ( mais il sait aussi être un acteur convainquant ! ).

Allons mon amour, oublions toutes les mauvaises choses que nous avons faites, ne nous rappelons que des bonnes choses, je ne suis pas d’humeur à me disputer et je ne suis pas d’humeur à me battre, alors laisse passer les larmes, ne pleures-tu pas ?

7) Animals in the Zoo

14/20


Une petite chanson amusante qui apporte à l’album une bonne humeur bienvenue, loin de celle un tantinet artificielle de Lola ( instrumental ).

A nouveau, on est pas très loin de Apeman, avec l’analogie homme / animal. La musique est funky mais la valeur ajoutée du titre vient des paroles, savoureuses d’absurdité et d’ironie : je ne peux pas bien de dire qui regarde qui / car je suis un animal, moi aussi / mais tu es enfermé dans un zoo / et je te regarde toi et tu me regardes moi.

Bon, pas non plus de quoi se pâmer : même courte, même chouette, la chanson reste répétitive…on y revient de temps à autre, une fois, et on a ce qu’il fallait.

8) Just Friends

13/20


Introduite par une sorte de boîte à musique, celle-ci ressemble ensuite à une sorte de chanson Ray-a-écouté-de-la-musique-classique.

Ce qui plaira surtout ici c’est, hormis la présence de clavecins pour les amateurs, et l’interprétation théâtrale de Ray, la structure singulière du morceau : introduction / couplet / couplet / pont instrumental / refrain / refrain / pont instrumental final. Personnellement, j’apprécie ce genre d’audace ( surtout en 2 minutes 37…excusez moi d’insister là-dessus mais, après tout c’est le fameux album que Ray a enregistré chronomètre en main ! ).

Palme de la chanson la plus déconcertante de l’album. Malheureusement, on s’en lasse assez vite, comme d’une farce qui, au fond, manque de souffle.

9) Whip Lady ( instrumental )

13/20


Un plutôt bon instrumental d’atmosphère, surtout si on le compare à Completely, par exemple.

Le morceau commence par une introduction mélodieuse au piano et s’emballe pour on ne sait quelle raison, mais cela rend bien. A entendre dans la perspective du film…( 1 minute 22, les amis ! ).

10) Dreams

16/20


L’une des pistes les plus réellement ambitieuses de l’album, les plus proches aussi du personnages Ray Davies ( cet homme qui, dit-on, jouait parfois seul au foot dans sa jeunesse en incarnant tous les personnages – joueur de champ, goal, commentateur – et qui jouait aux cowboys et aux indiens avec son frère Dave, et considérait son enfance telle son royaume ).

Les paroles ne trompent pas là-dessus : Quand j’ai l’air de rêvasser / ne m’interrompez pas de la journée / je me demande juste qui je pourrais être / si je vivais dans mes rêves / je pourrais être un roi ou une star de football / rouler dans une grosse voiture de sport / être un astronaute ou un millionnaire / je pourrais faire n’importe quoi ou aller n’importe où.

Cette chanson pourrait aussi évoquer Young And Innocent Days, sur Arthur, mais sous un autre angle. Paradoxalement, avec 3 minutes 45 seulement, c’est la plus longue de l’album, ceci étant du à un intermède musical scindant la chanson en deux parties après le premier refrain franchement pas désagréable, mais que pourront regretter les inconditionnels des couplets et des refrains de la chanson ( ça arrive !).

Dreams fait partie du gotha du très huppé milieu des meilleures compositions Daviesiennes.

11) Helga ( instrumental )

14,5/20


Etonnamment, voici là une très belle démonstration de guitare classique. Sans rire.

Il y a ici un petit parfum hispanique, un petit parfum Spanish Caravan des Doors, mais peut-être deviens-je gâteux car il ne s’agit vraiment que d’une effluve…

Qu’importe, il y a une réelle progression dans ce titre ci, et c’est à mon goût l’instrumental le plus soigné de l’album ; c’est à dire le moins amateur d’allure, le plus travaillé et, malgré sa minute 55, le plus court à l’écoute ( relativité, Eistein…vous voyez ? ).

Un vrai bon moment dans l’album.

12) Willesden Green

07/20


Changement de chanteur : c’est John Dalton qui vient prendre la place de Ray Davies au micro le temps de cette chanson.

Et ça donne un morceau country qui contraste beaucoup avec le reste de l’album ( entrecoupé d’une voix parlée en plein milieu, pour le côté Storyteller j’imagine ). Le morceau entier paraît incroyablement daté, c’est un accident auquel ne peut pas sincèrement croire plus d’une minute ( malheureusement…). Paraît-il, Dalton considérerait cette chanson comme l’une des pires du catalogue des Kinks. Effectivement (…).

Sûrement pas inoubliable, donc ; raison pour laquelle elle hérite du douzième rang sur l’album ?

13) God’s Children end ( instrumental )

nc/20


Simplement le refrain de God’s Children repris instrumentalement. Comme pour les joueurs de foot rentrant à la dernière minute d’un match, la prestation ( de 31 secondes ) est trop courte pour être notée !

Sur le CD : pistes alternatives bonus ("mono mixes from the film")

 

14) Dreams

nc/20


Version de la chanson amputée de la section du milieu ( long instrumental ) pour ne garder que les passages chantés; coupure un peu abrupte par ailleurs, mais appréciable pour ceux qui avaient toujours fantasmé à l’idée de zapper automatiquement ce passage de la chanson !

A noter tout de même le mixage beaucoup plus en avant de la voix de Ray Davies, et un son craquant, enfin craquant…pas sexy : le contraire. Un son bootleg.

( Il serait ridicule d’attribuer une note différente à la même chanson…)

15) Moments (instrumental )

nc/20


Simplement l’intro et le premier couplet de Moments reprise instrumentalement ( notamment par un orgue électronique). Le morceau ne dure que 41 secondes…

16) The Way Love Used To Be ( instrumental )

nc/20


Une variation de 58 secondes sur le thème des deux premiers couplets de The Way Love Used To Be, avec des flutes. Difficile de gâcher le suspense ici.

17) The Way Love Used To Be

nc/20


Version à peine plus courte que la précédente ( 2 minutes 06 au lieu de 2 minutes 14 ; la fin de la chanson est fadée ), il s’agit surtout d’un remix de la chanson créé pour le film. L’auditeur lambda n’y verra que du feu, et je n’y vois pas grand chose.

18) The Way Love Used To Be

nc/20


Enième version de la chanson, en 1 minute 58, avec orgue électronique et tranquille rythmique aux airs de bossa nova si je ne m’abuse…

=> Pour résumer, les 5 extraits bonus ont surtout un intérêt de curiosité ( je précise que je suis curieux moi-même, alors j’en suis content malgré tout ).

Note de l’album :

14/20


Après la traumatique même si réussie description du monde du disque de Lola Versus Powerman And The Money-Go-Round, Percy résonne comme un moment de détente coloré dans la carrière des Kinks– jaune, même, à la manière de sa pochette, comme l’exotisme de Houses of The Holly de Led Zeppelin pourrait être orange, à la manière de sa pochette -. Il faut prendre les pistes instrumentales pour ce qu’elles sont : le travail d’un novice en la matière ; et considérer l’album pour ce qu’il est : une bande son.

Cela étant dit, il reste tout de même quelques chansons à part entière dont aucune ne départirait dans les albums de début de carrière des Kinks. D’ailleurs, 5 de ces 7 chansons - à savoir God’s Children ; The Way Love Used To Be ; Moments ; Animals in the Zoo et Dreams – sont du Ray Davies de division première. Un excellent ratio…

PS : Cette bande originale d’une pop star n’est, il me semble, que la deuxième que j’aie pu écouter, l’autre étant The Family Way ( 1966 ) de Paul McCartney.

S’il faut reconnaître que le thème principal de Paul McCartney sur ce dernier, Love in the Open air, était sans aucun doute supérieur à tous les instrumentaux présents ici, il ne faut pas négliger la diversité de Percy qui, sur l’ensemble de l’album, ne se contente pas c’est vrai de broder autour d’un thème principal – ce qu’il vaut sans doute mieux faire lorsqu’on veut créer de la musique cinématographique…-. C’est à dire que Percy, bien qu’une bande originale, se laisse lui très bien écouter sans les images ( à l’instar du dinosaure Arthur, et c’est heureux !…), a sa part entière dans la discographie du groupe bien qu'il y fasse bande à part, et est un supplément bienvenue à la sonothèque du Kinksophile.

Publié dans Percy ( 1971 )

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Member Walter 21/11/2009 11:59


Il me semble qu'au début de la bande son, on entend une musique qui n'est pas sur l'album?.
Alors s'il y a un album dont on ne parle jamais, bien plus que les autres, c'est bien celui là.
"the way love use to be" me fait beaucoup penser aux premiers nick Drake (avec les arrangements à cordes).
Les démos restent tout de même interessantes mais sont mal placées en fin d'album, comme des bouches trous.


Fletcher Honorama 02/12/2009 13:03



Je viens de réécouter la bande annonce, et c'est vrai : c'est d'ailleurs ce qui m'avait fait dire que la bande annonce réelle du film n'est pas forcément l'album qu'on nous en a vendu. Et le
comble, comme tu dis, c'est que même en tant qu'album, on en parle quasi pas, c'est le grand inconnu !

[ The Way Love Used To Be...J'ai honte de le dire mais je ne connais pas les chansons de Nick Drake pour te dire - j'ai déjà essayé quelques fois, mais je n'étais pas assez impliqué...Un jour
tranquille, je crois que je relirai des commentaires et écouterai les Byrds, Nick Drake, et aussi les Turquoise avec une meilleure oreille que jusqu'alors ]

Moi j'aime bien le placement en fin d'album des démos car je suis attaché aux "tracklists" originales, c'est même pour ça que je laisserai les morceaux bonus des albums à une chronique à part
entière. Je n'aimerais pas trop, par exemple, entendre les deux Apeman et Powerman à la suite. Quand j'ai écouté Arthur pour la première fois, je n'ai pas compris où s'arrêtait l'album de 1969 et
ça m'a désarçonné : j'aurais même aimé qu'il y ait une piste blanche entre les deux ou une frontière quelconque pour m'indiquer un peu mieux les choses. D'autant que sur mon pc, je ne sais pas si
toi tu as connu ça, mais Village Green comme Arthur ont comme qui dirait buggé : Windows Media a décalé certains titres de chansons en intercalant une piste appelée "bonus", qui était par exemple
Village Green Preservation Society...